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In Quebec, the anticipated rise in mean temperatures may lead to an increase in annual mortality rates (Figure 24). The study by Doyon et al. (2006) predicted a rise in summer mortality (all non-injury causes) on the order of 2% for 2020 and 10% for 2080, according to the A2 scenario (Intergovernmental Panel on Climate Change, 2001a); this increase is not entirely offset by lower winter mortality. Hence, the rise in the annual mortality rate would be about 0.5% for the 2020 period and 3% for 2080, a conclusion similar to that reached for many cities in the United States by Kalkstein and Green (1997), who estimated the number of deaths on hot days to be three times higher than on cold days. Keatinge et al. (2000) predicted a net annual drop in mortality in the United Kingdom due to decreased mortality during winter, which does not seem to be the case in Quebec. However, these simulations do not consider population aging - which can substantially increase mortality rates - nor do they consider physiological and environmental adaptation measures or those related to housing - which can reduce mortality by the same amount. In Québec, there will be more and more people aged 65 and over. Their proportion rose from 9.7 to 12% between 1986 and 2001, and should reach around 24% in 2025 (Institut de la statistique du Québec, 2000). What's more, the study by Doyon et al. (2006) confirmed that the group aged 65 and over is historically much more vulnerable to climate warming than the group aged 15 to 65.
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Depuis des millénaires, les Inuits pratiquent la chasse et la pêche de subsistance. Bien qu'ils aient accès à de la nourriture importée du sud, ils continuent de s'alimenter de façon traditionnelle et en retirent des effets sur la santé beaucoup plus bénéfiques que ne leur procurent les produits importés (Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec et Institut national de santé publique du Québec, 2004). Par contre, si les animaux étaient affectés par des maladies, des parasites, un plus grand nombre d'insectes piqueurs, des famines ou des modifications et des pertes d'habitats, les Inuits seraient exposés à un double changement car leurs ressources pourraient être transformées ou déplacées et ceci pourrait avoir une incidence sur la qualité de celles-ci. L'apport en protéines animales à haute valeur nutritive serait réduit, situation d'autant plus inquiétante que la croissance démographique et le maintien de leurs habiletés pour la chasse et la pêche vont en diminuant (Furgal et al., 2002). Cette évolution est préoccupante pour les responsables de la santé publique, car le remplacement des produits traditionnels par des produits import és, plus riches en sucres et en glucides, aurait pour effet d'engendrer des problèmes cardiovasculaires, de diabète, de déficiences vitaminiques, d'anémie, de santé dentaire et d'obésité, ainsi qu'une résistance moindre aux infections. Les Inuits présentent déjà des taux de mortalité ou de morbidité beaucoup plus élevés qu'ailleurs au Québec, pour la plupart en rapport avec l'alimentation (Institut national de santé publique du Québec, 2006), et une espérance de vie réduite, due en bonne partie aux décès par traumatismes, aux cancers et, dans une moindre mesure, aux maladies cardiovasculaires.
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