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In an address to Lieutenant Governor Sir Peregrine Maitland* in October Beasley, who had been a high treason commissioner during the war, played down the need for stressing the obvious loyalty of a people “who, for three years, withstood every assault of an insidious, a daring and powerful enemy, merely for the maintenance of British Sovereignty.” At issue, rather, was the colonial administration of the past 20 years which, “with little exception, only gave experience of disappointment.” He looked “forward to more cheering times”; discontent, however, was real and “serious causes must exist for such agitations.” Beasley went beyond the traditional call for redress of grievances. He wanted an imperial inquiry into the state of the province, a task for which the provincial House of Assembly “is not, indeed, competent.” The seventh parliament had so far ignored matters “of vital import.” Maitland’s predecessor, Francis Gore*, had “by arbitrary acts . . . thwarted the laws of the land” and presented “just grounds for [his] peachment.” Robert Nichol*’s comprehensive resolutions in 1817 attacking Gore’s administration though “excellent” had been made too late. The province suffered from the “maladministration of good laws,” a check in its prosperity, and “discontent and poverty under the most genial clime, and rooted in the most fertile soil.” Fearing a renewal of hostilities with the United States and possible separation from Great Britain, he urged Maitland to forward the York convention’s address to the Prince Regent. The conventionists, however, had gone too far and the so-called Gagging Bill to limit such proceedings was passed on 31 October with only one dissentient vote.
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En octobre, dans une adresse au lieutenant-gouverneur sir Peregrine Maitland*, Beasley, qu’on avait chargé à titre de commissaire, pendant la guerre, d’enquêter sur les cas de haute trahison, minimisa la nécessité de souligner l’évidente loyauté d’une population « qui, trois années durant, a[vait] résisté, dans le seul but de maintenir la souveraineté britannique, à tous les assauts d’un ennemi insidieux, audacieux et puissant ». Selon lui, il fallait plutôt mettre l’accent sur l’administration coloniale qui, pendant les 20 années précédentes, « sauf en de rares cas, n’a[vait] apporté que déception ». Il espérait « des temps meilleurs » ; toutefois, le mécontentement était réel, et « pareille agitation [devait] avoir des motifs sérieux ». Contrairement à la tradition, Beasley ne se contentait pas de réclamer un redressement des torts. Il voulait une enquête impériale sur la situation de la province, chose que l’Assemblée haut-canadienne « n’[était] pas, en fait, habilitée à entreprendre ». Jusque-là, la septième législature avait négligé des questions « d’une importance vitale ». Le prédécesseur de Maitland, Francis Gore*, avait, « par des gestes arbitraires, [...] fait obstacle aux lois du pays », si bien qu’on aurait été « justifié » de le « mettre en accusation ». Quoique « excellentes », la série de résolutions présentées par Robert Nichol* en 1817 contre le gouvernement de Gore étaient venues trop tard. La province pâtissait de la « mauvaise application de bonnes lois » ; on freinait sa prospérité ; « en dépit d’un climat des plus favorables et d’un sol des plus fertiles, le mécontentement et la pauvreté » y régnaient. Devant la crainte d’une reprise des hostilités avec les États-Unis et d’une éventuelle rupture avec la Grande-Bretagne, Beasley pressait Maitland de transmettre au prince régent l’adresse du congrès d’York. Cependant, les congressistes avaient dépassé les limites du raisonnable et, le 31 octobre, tous les députés sauf un votèrent en faveur d’un projet de loi qui visait à proscrire la tenue de réunions semblables.
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