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En Amérique du Nord, les phytoplasmes de la jaunisse de l’orme, de la jaunisse de l’aster (JA) et de la maladie X ont été détectés chez des vignes aux Etats-Unis (1), tandis que le bois noir a été détecté récemment dans des vignobles de Colombie-Britannique (CB) et d’Ontario (ON), au Canada (2). Les symptômes typiques de la jaunisse de la vigne sont la chlorose et l’enroulement des feuilles, l’absence irrégulière ou totale de lignification des sarments, l’avortement des fleurs ou des baies, le flétrissement des baies et le rabougrissement de la plante. En 2006 et 2007, l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) ont indépendamment réalisé des relevés visant à détecter les phytoplasmes présents dans des vignobles canadiens où sont cultivés divers cépages, en CB, en ON, au Québec (QC), en Nouvelle-Écosse, au Nouveau-Brunswick et à l’Île-du-Prince-Édouard. L’ACIA a prélevé et analysé 651 échantillons de feuilles fraîches provenant de vignes, récemment importées ou plus anciennes, cultivées dans des parcelles présentant des symptômes typiques de maladies phytoplasmiques, ou dans des parcelles voisines. De nombreux vignobles ont fait l’objet d’un relevé seulement. AAC a prélevé et analysé 3485 échantillons de vignes présentant des symptômes ou asymptomatiques, dans des vignobles établis en ON, en CB et au QC. Dans le cas des vignobles d’ON et de CB, les relevés ont été effectués les deux années dans les mêmes vignobles; dans le cas de ceux du QC, les échantillons ont été prélevés en 2007 seulement. Les échantillons foliaires prélevés par AAC ont été lyophilisés et conservés à -20 °C avant d’être traités. Les échantillons prélevés par l’ACIA ont été analysés par une méthode modifiée de PCR en temps réel et au moyen d’une sonde TaqMan ciblant le gène 16S de l’ARN ribosomique, qui permet de détecter une vaste gamme de phytoplasmes connus (2). Les échantillons qui se sont révélés positifs ont été confirmés par PCR classique au moyen d’amorces P1/P7 (3) spécifiques aux phytoplasmes, et le fragment d’environ 1800 paires de bases (pb) ainsi obtenu a été cloné et séquencé conformément à la méthode déjà décrite (2). L’ADN extrait par AAC a été amplifié par PCR nichée au moyen des paires d’amorces universelles P1/P6 et R16R2/R16F2 (3) spécifiques aux phytoplasmes, et le fragment de 1200 pb ainsi obtenu a été cloné et séquencé. L’ACIA a ainsi constaté que deux échantillons, prélevés respectivement en 2006 chez une v
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