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ne relevaient pas de goûts divergents mais étaient totalement apparentés. Je suis cependant loin d’être « érudit »** en matière de mythe et de conte de fées, car sur ces sujets j’ai toujours été à la recherche (pour ce que j’en savais) de matériaux, d’éléments d’un certain registre et d’une certaine qualité, et non de simples connaissances. Par ailleurs, et j’espère ici ne pas paraître absurde, j’ai très tôt été attristé par la pauvreté de mon propre pays bien aimé : il n’avait aucune histoire propre (étroitement liée à sa langue et à son sol), en tout cas pas de la nature que je recherchais et trouvais (comme ingrédient) dans les légendes d’autres contrées. Il y avait les [légendes] grecques, les celtes, et les romanes, les germaniques, les scandinaves et les finnoises (qui m’ont fortement marqué), mais rien d’anglais, excepté le maigre matériau des almanachs. Bien sûr il y avait, il y a, tout le monde arthurien mais, malgré sa force, il est imparfaitement naturalisé, étant associé avec le sol britannique et non anglais, et il ne venait pas combler le manque que je ressentais. Premièrement, son côté « féerique » est trop extravagant, fantastique, incohérent, répétitif. Ensuite et surtout, il fait partie intégrante de la religion chrétienne et contient explicitement [des éléments chrétiens].
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