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Along with the traditional threat of foreigners' armed aggression, the perception arose that international crime, disease, global warming and intra-state ethnic, cultural and religious violence constitute threats from which protection will be sought, both for Canadians and for their fellow human beings.
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Dans les années 1990, au moment où la rivalité d'après-guerre entre les superpuissances était sur le point de s'estomper, la notion traditionnelle de sécurité a dû être réévaluée. Libérés des contraintes intellectuelles découlant de la politique de l'abîme caractéristique de la Guerre froide et forcés de définir le soi-disant nouvel ordre mondial, les gouvernements ont entrepris de redéfinir la notion de sécurité de façon à ce qu'elle englobe non seulement les menaces d'ordre militaire à l'endroit d'un état, mais également les menaces d'ordre militaire et non militaire à l'endroit des particuliers, où qu'ils soient. En plus de la menace traditionnelle d'agressions armées par des étrangers, il a été reconnu que le crime international, la maladie, le réchauffement de la planète, ainsi que la violence ethnique, culturelle et religieuse au sein des États constituent des menaces desquelles il faut protéger la population canadienne et mondiale. Dans le contexte canadien, le terme « sécurité humaine » est souvent utilisé pour décrire cette nouvelle notion de sécurité, telle que redéfinie.3 Un programme plus vaste en matière de sécurité suppose non seulement une vigilance continue de la part des Forces canadiennes à l'égard de toute menace d'agression armée provenant de l'étranger et visant les territoires du Canada et de ses alliés, mais le déploiement outre-mer suivi des Forces canadiennes dans le cadre de conflits régionaux. Lorsqu'il est question d'opérations de soutien de la paix et d'opérations humanitaires d'envergure internationale, le fondement n'est pas tant celui de la Guerre froide, soit de prévenir une agression armée contre l'État canadien dans le cadre d'un affrontement d'ampleur mondiale entre superpuissances, mais plutôt le désir d'empêcher que les conflits régionaux ne menacent le système économique mondial sur lequel dépend en grande partie le bien-être du Canada. De plus, ces opérations visent à appuyer les valeurs canadiennes, dont le respect de la démocratie, de la primauté du droit, de droits de la personne et de l'environnement. Les interventions internationales au nom des particuliers plutôt que de l'État, dans des endroits tels que le Kosovo et la Bosnie, ont fait en sorte que le rythme selon lequel les Forces canadiennes ont mené leurs opérations au cours des années 1990 a été l'un des plus rapides depuis des décennies. De plus, la nature de ces opérations menées dans le cadre de coalitions était telle que les forces déployées ont d
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