|
|
He did not mention that on at least one occasion he had applied for and obtained permission from Huntley “to lay aside, for a time, his obligation to the cases of the Government, in order that he might defend those clients for whom . . . he acted as Land Agent.” Peters retained his office, and by his own lights there was no reason for him to give it up.
|
|
|
En 1844, Peters connut de graves problèmes dans l’ouest du comté de Prince, à l’autre bout de l’île. La propriété du lot 1 avait fait l’objet d’un litige durant des années, mais en 1841 Edward Cunard et la famille Palmer avaient convenu de le séparer en parts égales. Étant donné la propriété incertaine et l’isolement du lot situé à l’extrémité nord-ouest de la colonie, les fermiers, dont bon nombre d’Acadiens, s’étaient habitués à ne pas payer de loyer. Selon les témoignages recueillis en 1860 par la commission des terres, Peters et Edward Palmer*, avocat et important député conservateur, persuadèrent la plupart des occupants du lot, au début de 1843, de reconduire leur contrat de location et d’accepter les conditions offertes habituellement par les Cunard ; les arriérés seraient calculés à compter de 1841. Moins d’un an après, il devint manifeste que bien des locataires de la région, l’une des plus pauvres de l’île, ne pourraient honorer leurs engagements. Dans la première moitié de 1844, selon des sources contemporaines, la résistance organisée à la perception des loyers et aux saisies prit presque l’ampleur d’une insurrection. Toutefois, peut-être parce qu’il songeait à la controverse qui sévissait toujours dans l’est du comté de Kings, le gouvernement eut la sagesse de ne pas envoyer de militaires. La résistance finit par s’éteindre, et la perception des loyers reprit apparemment au cours des années suivantes. Sans doute est-ce en raison d’incidents comme ceux de 1843 et de 1844, tout comme de l’emprise de la famille Cunard et du climat politique qui régnait dans les premières années que Peters passa dans la colonie, que son nom devint un symbole des exactions du régime des propriétaires. Cependant, les reproches qu’on lui adressait lui semblaient injustes. En 1843, il estimait avoir abandonné £5 000 d’arriérés sur les terres de Samuel Cunard et, même s’il concédait qu’« il y [avait] nombre de gens dont tout le bien [n’aurait pas suffi] à payer les arriérés », « la plus grande partie [...] était à son avis le fait non pas de gens incapables de payer mais qui avaient écouté ceux qui leur disaient de ne pas payer, et ils se feraient confisquer leurs terres ».
|