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The filmmakers have associated visual fragments with one another, thereby suggesting very short stories which they immediately leave suspended, available and accessible. Fade-outs, surprising combinations of heterogeneous images, sounds and music out of sync, the fitting intrusions of voices reciting texts by Dylan Thomas, Robert Frost and André Breton all create a poetic sense of time.
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Les cinéastes associent ces fragments visuels à d’autres et suggèrent de toutes petites histoires, qu’aussitôt ils laissent en suspens, disponibles et accessibles. Transitions par des noirs, rapprochements proprement surprenants d’images hétérogènes, présences décalées des sons, des musiques, et intrusions attentionnées de voix disant des textes de Dylan Thomas, Robert Frost, André Breton, composent une temporalité onirique. VAGABONDING IMAGES est un film rêvé, porté par l’émergence de pièces de souvenirs qui tissent des histoires de vies appréhendées dans leur déroulement quotidien et intime. Il n’est pas indifférent qu’ils aient été deux, Simone Fürbringer et Nicolas Humbert, pour concevoir ce film qu’ils qualifient de cadavre exquis, mais dont ils se sont employés à maîtriser les hasards. Parmi les milliers de combinaisons possibles des fragments, ils ont cherché à tour de rôle, puis ensemble, la meilleure place pour chaque image, la seule, telle qu’elle donnait à leur film la densité de haikus. La barque du lac gris, l’oiseau noir du ciel, le village sous la pluie sibérienne, le ventre tendu de la grossesse, les vieilles mains coupant une pomme, participent de récits archaïques dont les images inspirées de vagabonding images sont les magnifiques icônes laïques de nos rêves et de nos cauchemars.
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