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Des groupes de 15 rats mâles et de 15 rats femelles Sprague-Dawley sevrés ont consommé pendant 91 jours de l'eau contenant de l'hexahydrate de nitrate d'uranyle à <0,001 (témoins), 0,96, 4,8, 24, 120 ou 600 mg/L (ce qui équivaut à <0,0001, 0,06, 0,31, 1,52, 7,54 et 36,73 mg d'uranium/kg p.c. par jour chez les mâles et à <0,0001, 0,09, 0,42, 2,01, 9,98 et 53,56 mg d'uranium/ kg p.c. par jour chez les femelles)73. On a observé des changements d'ordre histopathologique principalement dans le foie, la thyroïde et les reins. Dans le foie, des lésions liées au traitement ont été constatées chez les sujets des deux sexes à toutes les doses : il s'agissait généralement de changements aspécifiques du cytoplasme et du noyau. On n'a pas jugé que les lésions de la thyroïde étaient spécifiques au traitement à l'uranium. Le rein était le tissu le plus atteint. Chez les sujets mâles, les lésions rénales statistiquement significatives associées au traitement (signalées à toutes les doses) comprenaient une vésiculation du noyau, une vacuolisation cytoplasmique et une dilatation tubulaire. D'autres lésions statistiquement significatives ont été observées chez les mâles (≥4,8 mg d'hexahydrate de nitrate d'uranyle/L), notamment des adhésions glomérulaires, un déplacement apical des noyaux de l'épithélium tubulaire proximal et une dégranulation cytoplasmique. Chez les sujets femelles, les changements rénaux statistiquement significatifs comprenaient une vésiculation des noyaux de l'épithélium tubulaire (à toutes les doses) et une anisocaryose (à toutes les doses, sauf à 4,8 mg d'hexahydrate de nitrate d'uranyle/L). Les changements les plus importants chez les femelles ont toutefois été une sclérose capsulaire des glomérules et une sclérose des fibres de réticuline des membranes interstitielles : ces changements sont survenus à toutes les doses et sont considérés comme des « lésions irréparables ». En se basant sur la fréquence et la gravité des lésions dégénératives dans le tube contourné proximal du rein, on a calculé que la plus faible dose avec effet nocif observé (LOAEL) déterminée pour les effets nocifs sur le rein chez les rats mâles et femelles était de 0,96 mg d'hexahydrate de nitrate d'uranyle/L (ce qui équivaut à 0,09 mg d'uranium/kg p.c. par jour chez les femelles et à 0,06 mg d'uranium/kg p.c. par jour chez les mâles). La raison de cette différence de sensibilité entre les mâles et les femelles n'est pas très claire, mais elle ne semble pas due à des différences p
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