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Pour les travaux présentés ici, nous avons utilisé 850 vaches Holstein réparties dans 13 troupeaux commerciaux; il s’agissait de comparer les effets de 2 stratégies de gestion du tarissement sur des paramètres de la santé et de la reproduction. Les vaches de chacun des troupeaux à l’étude ont été réparties en deux groupes : tarissement court (TC; 35 jours) ou tarissement habituel (TH; 60 jours), d’après le rendement en lait à 305 jours durant la dernière lactation, le rang de vêlage (primipares, n = 414, et multipares, n = 436) et l’intervalle de vêlage estimé. Les vaches du groupe TH ont reçu une ration de tarissement depuis le début du tarissement jusqu’au jour 21 avant le vêlage, puis elles sont passées à une ration de pré-vêlage. Les vaches du groupe TC, quant à elles, ont reçu la ration de pré-vêlage pendant toute la période de tarissement. Chaque troupeau avait une ration qui lui était propre. Nous avons constaté une interaction significative entre le traitement et la parité pour ce qui est du taux de réforme : chez les vaches en deuxième lactation, la gestion du tarissement n’a pas influé sur le taux de réforme, mais chez les multipares, ce taux était beaucoup plus élevé dans le groupe TH que dans le TC (soit 42,6 et 31,6 % ± 3,7 %, respectivement). La gestion du tarissement n’a pas influé sur l’incidence de cétose grave, de déplacement de la caillette, de fièvre vitulaire (fièvre de lait) ou de mammite, bien que l’incidence de ces troubles métaboliques ait été plus faible chez les vaches de deuxième lactation que chez celles de troisième lactation et plus. L’incidence de cétose légère (déterminée par la concentration de cétones dans le lait) était plus faible dans le groupe de TC, sans doute à cause d’un meilleur bilan énergétique. En revanche, l’incidence de rétention placentaire était plus élevée chez les vaches multipares du TC, mais la cause demeure mal comprise. Quoi qu’il en soit, cette incidence accrue de rétention placentaire n’a pas donné lieu à un nombre plus élevé de cas de mammite. Par ailleurs, la gestion du tarissement n’a pas eu d’effet sur les paramètres associés à la reproduction, comme la durée de la première lactation, le nombre de mises à la reproduction par conception, de même que le taux de conception à la première et à la deuxième mise à la reproduction. Quant à l’intervalle vêlage-conception, dans l’ensemble, la stratégie de tarissement n’a eu d’effet significatif chez aucun des 13 troupeaux; toutefois, les résultats d’un d
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