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Une grande variabilité caractérise notre climat, aussi bien à l'échelle saisonnière qu'interannuelle. Alors que notre économie, notre santé et notre infrastructure sont généralement bien adaptées aux conditions climatiques actuelles, il appert néanmoins que notre vulnérabilité ressort nettement lorsque l'on tient compte des effets des phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes. Au Canada, il n'est pas rare que les pertes résultant de catastrophes de nature météorologique se chiffrent à plusieurs centaines de millions de dollars à chaque fois. Prenons, par exemple, les feux de friche qui sont survenus à l'été 2003 en Colombie-Britannique et en Alberta, et dont les coûts ont atteint 400 millions de dollars (Sécurité publique Canada, 2005); les tempêtes de grêle de 1991 et de 1996, à Calgary, ont coûté 884 millions de dollars et 305 millions de dollars respectivement (Sécurité publique Canada, 2005); l'inondation de la rivière Rouge en 1997, a coûté 817 millions de dollars (Sécurité publique Canada, 2005); et l'ouragan Juan qui a touché Halifax en 2003, 200 millions de dollars. Certaines catastrophes entraînent également des pertes qui s'élèvent à plusieurs milliards de dollars, notamment la tempête de verglas de 1998 qui s'est abattue sur l'est du Canada et dont les dégâts s'élevaient à 5,4 milliards de dollars, et l'inondation au Saguenay, en 1996, qui a coûté 1,7 milliard de dollars (Sécurité publique Canada, 2005). Les sécheresses de 2001 et 2002, d'ampleur nationale, ont réduit de 5,8 milliards de dollars le produit intérieur brut (Wheaton et al, 2005). Les impacts des phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes se répercutent sur la santé et le bien-être des Canadiens, et entraînent fréquemment, outre des coûts monétaires, des déplacements de personnes, des blessures et des pertes de vie. Ainsi, la tempête de verglas de 1998 a causé le nombre le plus élevé de personnes blessées, soit 945, et 17 800 évacuations (Sécurité publique Canada, 2005). En 2000, à Walkerton, en Ontario, les pluies anormalement fortes qui ont suivi une période de temps sec ont contribué à la prolifération de la bactérie E. coli, qui a causé la mort de sept personnes et en a infecté des milliers d'autres (O'Connor 2002).
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