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When the New York stock market collapsed in the autumn of 1929, and brought the western world's trading system down in ruins with it, Canada was amongst the most vulnerable victims. With a semi- developed industrial system she was heavily dependent upon foreign trade, and particularly upon the export of grain, raw materials and semi-finished products.
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Lorsque la bourse de New York s'effondra à l'automne de 1929, entraînant dans la ruine le système commercial du monde occidental, le Canada se retrouva parmi les victimes les plus vulnérables. Doté d'un système industriel semi-développé, le pays dépendait fortement du commerce extérieur, et particulièrement de l'exportation du grain, des matières premières et des produits semi-finis. Au cours des années 30, le revenu national et le produit national brut du Canada allaient même diminuer. Ce qui aggravait encore l'impact général de la dépression était son incidence inégale sur les classes et les régions. Bon nombre des familles urbaines de la classe moyenne n'en souffrirent que relativement peu, alors qu'une classe ouvrière nombreuse subit tout le poids des salaires fortement réduits et du chômage. Dans les Maritimes et à travers les Prairies, le déclin économique fut catastrophique. Frappées par la sécheresse et des invasions de sauterelles en même temps que par une demande réduite de blé, les Prairies subirent un effondrement financier complet. Les ondes de choc des « bols de poussière » de l'ouest, et des pêches et de l'industrie du charbon et de l'acier en stagnation dans les Maritimes, se répercutèrent dans toute l'économie nationale, sans être atténuées par quelque redressement que ce soit des marchés mondiaux. Dès 1933, en plus de la dévastation sociale aux Maritimes et dans les Prairies, environ 23 % de la main-d'Suvre se retrouvait au chômage (comparativement à 3 % en 1929). Ainsi, en plus des milliers de familles de fermiers de l'ouest sur les bords de la famine, on comptait plus d'un million et demi de Canadiens sans aucune source de revenu gagné. À elles seules, les statistiques ne peuvent donner une image des vies gaspillées, des longues lignes d'hommes désespérés attendant devant les soupes populaires dans les villes ou tremblant de froid dans le vent sur les toits des wagons de marchandises alors qu'ils parcouraient le pays à la recherche d'emplois inexistants, des fermes perdues aux mains des sociétés de prêts hypothécaires, des économies accumulées d'une génération disparues en prêts contre une goélette de pêche, de la fermeture d'une boutique de quartier ou d'un atelier. J. S. Woodsworth décrivait ainsi ce nadir social du pays à la Chambre des communes :
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