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Bartolo Longo a été un homme qui s’est toujours projeté dans l’avenir, ses intuitions ont été définies, à juste titre, des «intuitions prophétiques». Il a accueilli les enfants des prisonniers quand personne ne voulait s’en occuper; il a construit des maisons pour les ouvriers bien avant la Rerum Novarum, l’encyclique sociale du pape Léon XIII. Son message fondamental, qui unissait foi et charité, est aujourd’hui très actuel. Dès les premières années à Pompéi, où il arriva en 1872, il comprit que, à côté du sanctuaire de pierre que la Vierge lui avait suggéré d’ériger, il devait construire le sanctuaire de la charité: celui de la couronne d’oeuvres sociales qui, de nos jours encore, font de Pompéi un lieu unique dans le panorama des sanctuaires du monde entier. Il affirmait, en effet, que «la charité sans la foi serait le plus absolu des mensonges. La charité sans la foi serait la plus absolue des incohérences». Lui, qui avait personnellement fait l’expérience de la miséricorde de Dieu, voulait que tous se sentent aimés, et il a accueilli les derniers, les marginaux, les exclus. Ses oeuvres, dont les structures et les modes de fonctionnement ont été modifiés, continuent, cent trente ans après, à être des oasis d’espérance pour des enfants à risque, des filles-mères, des adolescents en crise, des pauvres, des personnes âgées, d’anciens toxicodépendants, des personnes handicapées, des migrants, etc.
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