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Dix-sept des vingt-huit États membres que compte l’Union européenne aujourd’hui ont adopté l’euro, ce qui signifie qu’ils participent pleinement à la troisième phase de l’UEM. Il s’agit de la Belgique, de l’Allemagne, de l'Estonie, de l’Irlande, de la Grèce, de l’Espagne, de la France, de l’Italie, de Chypre, du Luxembourg, de Malte, des Pays-Bas, de l’Autriche, du Portugal, de la Slovénie, de la Slovaquie et de la Finlande. Deux pays – le Danemark et le Royaume-Uni – bénéficient d’un statut particulier. Les protocoles annexés au traité instituant la Communauté européenne leur confèrent, à titre exceptionnel, le droit de participer ou non à la troisième phase de l’UEM. Ils ont tous deux signifié au Conseil de l’Union européenne (le Danemark en 1992 et le Royaume-Uni en 1997) qu’ils n’avaient pas l’intention de passer à la troisième phase, en d’autres termes qu’ils ne souhaitaient pas faire partie de la zone euro. Les autres pays de l’Union disposent actuellement d’une « dérogation ». Cela signifie qu’ils n’ont pas encore rempli les conditions nécessaires pour l’adoption de l’euro et sont dispensés de certaines dispositions, certaines seulement, s’appliquant normalement à compter du début de la troisième phase de l’UEM. Il s’agit notamment de l’ensemble des dispositions relatives au transfert de la responsabilité dans le domaine de la politique monétaire au Conseil des gouverneurs de la BCE.
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