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Je vais faire vite. Dans mon ancienne organisation, nous avons beaucoup investi dans l'utilisation de la recherche. Nous avons mis en place un programme de formation, le programme Formation en utilisation de la recherche pour cadres qui exercent dans le secteur de la santé, dans lequel j'enseigne encore. Nous avons examiné la possibilité d'amener les cadres à l'extérieur des hôpitaux, des centres régionaux de santé et des établissements de santé publique, et d'investir dans un programme de bourses de deux ans, pour enseigner à ces personnes qui ne sont pas des chercheurs comment distinguer les bonnes recherches des mauvaises, comment adapter les produits à leurs établissements, et ainsi de suite. Tout cela avec l'accord de leur directeur général et dans le but de mettre en place un projet axé sur la mise en œuvre. Dans le cas dont je viens de parler, un changement dans la santé publique, beaucoup de préoccupations ont été soulevées au sujet de l'utilisation plus efficace des compétences du personnel de la santé publique dans la région, compte tenu de ce qui se passait au Québec à cette époque – soit la fusion des services de santé avec la santé publique. Bref, lorsqu'on examine les connaissances sur ce que peut faire le personnel de la santé publique et sur la façon d'y arriver efficacement, on réalise que ces personnes peuvent apporter beaucoup au système de santé, mais on constate aussi que ces ressources ne sont habituellement pas utilisées de façon véritablement efficace. Cette démarche permettait donc de créer une sorte de plan d'apprentissage personnalisé, conçu par le cadre du centre régional de santé avec l'aide de son directeur général, bénéficiant de l'engagement dans le système et réalisé par l'organisation pour laquelle je travaillais. On pouvait réellement constater l'évolution des choses, la mise en place des programmes de formation, la création de listes de vérification, l'obtention d'outils, de guides et autres. Mais il s'agit d'une démarche de deux ans ou plus, dans le cas où on dispose de données probantes sur lesquelles on peut se baser. Donc, nous en revenons encore une fois au « financement des flèches ».
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