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À son arrivée en France, Alderson avait dit à ses hommes de réfléchir à la réputation de son ancien régiment, le Royal West Kent, qui n'avait jamais perdu une tranchée. Novices, les Canadiens en avaient conclu qu'eux non plus ne devaient jamais bouger. À Ypres, ils avaient fait de leur mieux, mais la confusion, l'inexpérience des chefs et l'horreur des gaz avaient produit une situation intenable. Les hauts commandants britanniques eurent la sagesse de vanter le courage des Canadiens. Alderson, qui aurait pu perdre son commandement pour avoir cédé du terrain, fit écho à leurs félicitations, mais tout n'avait pas été parfait. Certains de ses officiers canadiens lui avaient donné du fil à retordre. Alors que Currie avait été résolu et efficace, Turner s'était montré courageux mais inefficace, et son major de brigade, le fils de Hughes, Garnet Burk*, avait envoyé des rapports contradictoires. En outre, le fusil Ross, de fabrication canadienne, s'était enrayé si souvent qu'un cinquième des survivants de l'infanterie avaient ramassé des fusils britanniques Lee-Enfield sur le champ de bataille. Carson ne voyait pas les choses du même œil : selon lui, si les pertes avaient été aussi lourdes, c'était la faute d'Alderson, et Turner comme Hughes avaient agi brillamment. Il suggéra d'accorder une promotion aux commandants de bataillon et aux majors de brigade canadiens. Alderson ne tint aucun compte de sa proposition, ce qui donna à Carson un autre motif de grief. Le 28 mai 1915, reprenant l'avis de son fils, Samuel Hughes déclara à Borden : « [je ne] vois aucun espoir à l'horizon tant que le général Alderson commandera nos gars ».
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On his arrival in France, Alderson had told his men to reflect on the reputation of his old regiment, the West Kents, which had never lost a trench. The raw Canadians assumed that they too must never budge. At Ypres they had done their best but confusion, inexperienced leaders, and the horror of gas had been too much. Wisely, senior British commanders chose to praise the Canadians for their valour. Alderson, who might have lost his command for giving up ground, echoed the congratulations, but all had not been perfect. He had a hard time with some of his Canadian officers. While Currie had been steadfast and effective, Turner had been brave and ineffective, and his brigade major, Hughes’s son, Garnet Burk*, had sent back erratic and misleading reports. Moreover, the Canadian-made Ross rifle had jammed so regularly that a fifth of the infantry survivors had collected the British Lee-Enfield rifle from the battlefield. Carson held a different view: it was Alderson who had caused the huge losses while Turner and Hughes had performed brilliantly. When Alderson ignored Carson’s suggestion that Canadian battalion commanders and brigade majors be promoted, Carson had another grievance. On 28 May 1915, echoing his son, Sam Hughes informed Borden that he could “see no hope with General Alderson in command of our boys.”
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