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« Je suis sans doute une fille du rayonnement culturel de la France dans le monde. Bien avant d’habiter Paris et d’acquérir la nationalité française, j’ai été bercée par la langue de Ronsard, de Baudelaire ou de Rimbaud, autant que par celle de Pessoa. J’admirais l’impressionnisme, l’existentialisme, Léo Ferré, Georges Brassens, Jacques Prévert, Jacques Tati et François Truffaut. Toute ma scolarité s’est déroulée dans des lycées français à l’étranger, des établissements remplis d’enfants du monde entier, ayant en commun un certain esprit de la culture française. Et cet esprit dont je suis toujours éprise est celui de la curiosité, de l’attention à ce qui est divers et du soutien sans faille à la culture, à toutes les cultures du monde. C’est donc avec grande joie que j’accompagnerai les artistes présentant leurs projets cette année 2012 au Pavillon Les Cinémas du Monde. Paraguay, Chili, Brésil, Birmanie, Rwanda, Vietnam, Tunisie, Iran, Palestine, Madagascar, ce tour du monde cinématographique promet d’ores et déjà d’être riche en découvertes. Merci au Festival de Cannes de nous accueillir et de mettre à l’honneur les voix plurielles du cinéma. »
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, I was going from one address of a producer’s office to another by walking. I did not venture into the metro too often because it took me too long to get there; I was either constantly getting lost, or heading the wrong direction, and mostly, because I spent too long trying to find the ‘sortie’ which back then I did not know what it meant. The few producers who accepted to see me in order to explain to me why they have rejected my script were undoubtedly from the leftist political spectrum. Their solidarity with the long list of just causes in the world was evident from the film posters hanging on their office walls. I figured that it was due to a feeling of solidarity that they wanted to spare the time to give me a piece of advice. But I found out, in fact, that they invited me because they were curious, or rather baffled, or as in one case, annoyed.
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