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Un morceau de matière noire dans une main et une bombe aérosol dans l’autre, Markus Enz déclare: « A mon avis, c’est de l’asphalte contenant du goudron. Je vais vérifier. » Il asperge la matière noire et la mousse blanche qui se forme vire peu à peu au jaune, ce qui confirme la présence de goudron. « Un matériau à déposer dans une décharge bioactive », affirme notre spécialiste, membre de la direction du centre de formation du bâtiment créé à Sursee (LU) par la société des entrepreneurs de Suisse centrale (ZBV).Bâtiments réservés aux cours, ateliers, terrains d’essai, logements, installations sportives et cantine: le campus est vaste et ressemble à un immense chantier. Les grues commandées à distance pivotent sur elles-mêmes pour déplacer de lourdes charges; pelleteuses et marteaux-piqueurs résonnent de toutes parts. Mais, ici, on ne construit pas « pour de vrai »: chaque année, le centre assure la formation initiale ou continue d’environ 10‘000 personnes, de l’apprenti maçon à l’entrepreneure diplômée en passant par le contremaître.La halle d’expérimentationAu centre du campus trône un bâtiment ouvert sur un côté: la halle consacrée à l’environnement. L’enseignement dispensé y aborde des thèmes très variés: protection des sols et de l’air, protection contre le bruit, évacuation des eaux sur les chantiers, cycle des matières, substances dangereuses et infiltration. Bref, tous les problèmes rencontrés au quotidien dans la construction. La gestion des déchets revêt une importance cruciale, car le secteur utilise des quantités énormes de matériaux et génère chaque année 51 millions de t de déchets: produits d’excavation et déblais (40 millions de t), fer d’armature, tuiles, plâtre, éternit, papier, bois et plastiques.Passant d’un poste à l’autre, Markus Enz présente plusieurs tests étonnants. « A l’aide d’un tensiomètre, nos élèves peuvent par exemple mesurer la tension de succion du sol », explique-t-il. Ce chiffre permet de déterminer si les engins peuvent circuler sur un chantier sans provoquer une compaction irréversible du sol. A l’aide d’un modèle réduit, Markus Enz nous explique la neutralisation ou les règles à respecter en cas d’infiltration. Pour terminer, chaque participant doit stabiliser et récupérer de l’huile dans une cuve d’eau, à l’aide d’un agent liant.Une collaboration fructueuseLe principe de cette halle est séduisant: dans la construction, la protection de l’environnement doit faire partie intégrante de la formation à tous les niveaux. D
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Markus Enz hält einen schwarzen Klumpen in seiner linken Hand und eine Spraydose in der rechten. «Ich vermute, dass es sich um teerhaltigen Asphalt handelt. Mal schauen.» Er besprüht den Brocken, und tatsächlich: Der weisse Schaum nimmt langsam eine gelbe Farbe an - womit die Teer-Frage geklärt ist. «Dieses Material gehört auf eine Reaktordeponie», sagt Markus Enz, Schulleitungsmitglied beim Bildungszentrum Bau AG der Zentralschweizerischen Baumeisterverbände (ZBV) im Campus Sursee (LU).Der Campus erstreckt sich über ein riesiges Areal mit Schulungsgebäuden, Werkstätten, Übungsplätzen, Unterkünften, Sporteinrichtungen und einer Mensa. Man wähnt sich auf einer Grossbaustelle. Die Ausleger ferngesteuerter Kräne schwenken hin und her, heben und versetzen jaulend sperrige Lasten; rundherum wird gehämmert und gebaggert - aber alles «nur» zu Übungszwecken. Jahr für Jahr werden hier rund 10‘000 Baufachleute aus- und weitergebildet, vom Maurerlehrling und Bauvorarbeiter über den Baumeister bis zur Unternehmerin.Praktische Experimente in der UmwelthalleMitten auf dem Campus steht ein seitlich offenes Gebäude - die Umwelthalle. Hier werden die Lernenden an verschiedene umweltrelevante Themen herangeführt: Boden, Baustellenentwässerung, Luft, Lärm, Stoffkreislauf, gefährliche Güter und Versickerung - alles Problemstellungen aus dem Berufsalltag. Der Umgang mit Bauabfällen ist dabei von zentraler Bedeutung, denn die Bauwirtschaft bewegt riesige Materialmengen. Dabei entstehen jedes Jahr 51 Mio. t Abfälle: Aushub- und Ausbruchmaterial (40 Mio. t), Armierungseisen, Ziegel, Gips, Eternit, Papier, Holz und Kunststoffe.Markus Enz schreitet von einem Umweltposten zum nächsten und demonstriert mehrere verblüffende Tests. «Unsere Kursteilnehmenden können beispielsweise mit einem Tensiometer die Saugspannung des Bodens messen», erklärt er. Mit diesem Wert lasse sich bestimmen, ob ein Boden auf der Baustelle befahren werden kann, ohne dass dies zu irreversiblen Verdichtungen führt. An einem kleinen Modell zeigt Markus Enz, wie die Neutralisation funktioniert oder worauf bei der Versickerung zu achten ist. Schliesslich muss jeder Kursteilnehmer in einem Wasserbecken ausgelaufenes Öl mittels Ölbinder stabilisieren und abschöpfen.Vollzugsaufgaben werden an die Branchen delegiertDas Konzept der Umwelthalle in Sursee ist bestechend: Umweltschutz soll Teil der Ausbildung von Bauleuten verschiedenster Stufen sein. Mit kurzen und spannenden Lektionen werden die Auszubildenden nachhalt
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