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Il ne faut pas omettre ici que, les premières années que Mademoiselle Le Gras s’employait aux exercices de la Confrérie de la Charité dans la paroisse de S. Nicolas du Chardonnet, il lui arriva un jour d’approcher d’une fille qui avait la peste: Ce que M. Vincent ayant su, il lui écrivit en ces termes: «Je viens d’apprendre, il n’y a qu’une heure, l’accident qui est arrivé à la fille que vos gardes des pauvres retiraient, et comme vous l’avez visitée; je vous avoue, Mademoiselle, que d’abord cela m’a si fort attendri le cœur, que s’il n’eût été nuit, je fusse parti à l’heure même pour vous aller voir. Mais la bonté de Dieu sur les personnes qui se donnent à lui pour le service des pauvres, dans la Confrérie de la Charité, en laquelle jusqu’à présent aucune n’a été frappée de la peste, me fait avoir une très parfaite confiance en lui que vous n’en aurez point de mal. Croiriez-vous, Mademoiselle, que non seulement je visitai feu M. le sous-prieur de Saint-Lazare, qui mourut de la peste, mais même que je sentis son haleine; et néanmoins ni moi, ni nos gens qui l’assistèrent jusqu’à l’extrémité, n’en avons point eu de mal. Non, Mademoiselle, ne craignez point, Notre-Seigneur veut se servir de vous, pour quelque chose qui regarde sa gloire, et j’estime qu’il vous conservera pour cela. Je célébrerai la sainte messe à votre intention. Je vous irais voir dès demain, n’était l’assignation que j’ai avec quelques docteurs à la Magdeleine, pour des affaires qui regardent l’établissement de cette maison-là.»
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“Acabo de saber ahora mismo, no hace más de una hora, el accidente que ha sufrido la joven a la que recogieron sus guardianas de los pobres. Le confieso, Señorita, que de momento esto me ha enternecido tanto el corazón, que, si no hubiera sido de noche, habría partido inmediatamente para ir a verla. Pero la bondad de Dios sobre los que se entregan a El para el servicio de los pobres de la Cofradía de la Caridad, en la que ninguno de cuantos a ella pertenecen ha sido tocado por la peste, me obliga a tener una perfectísima confianza en El en que no la alcanzará el mal. ¿Creerá, Señorita, que no sólo visité al difunto Sr. Subprior de San Lázaro, que murió de la peste, sino que incluso percibí su aliento? Sin embargo, ni yo ni los demás que le asistieron hasta el último momento hemos sufrido mal alguno. No, Señorita, no tema; Nuestro Señor quiere servirse de usted para algo que se refiere a su gloria, y creo que la conservará para ello. Celebraré la santa misa por esa intención. Iría a verla mañana, si no fuera por la cita que tengo con algunos doctores de la Magdalena para unos asuntos concernientes al establecimiento de esta casa”
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