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Le Concile Vatican II a tâché de corriger cette position, en soulignant la dignité, l’importance et la mission des laïcs chrétiens dans le monde contemporain. Dans la Constitution dogmatique sur l’Église, nous lisons : « C’est pourquoi les laïcs reçoivent, en vertu de leur consécration au Christ et de l’onction de l’Esprit Saint, la vocation admirable et les moyens qui permettent à l’Esprit de produire en eux des fruits toujours plus abondants ». (LG, N°34) Le Concile a ainsi confirmé ce qui se passait déjà dans l’Église, et a donné une impulsion aux nouvelles évolutions. À côté des mouvements laïcs déjà existants, comme les Focolari, Cursillo, Opus Dei, Communione e Liberazione ou Marriage Encounter, la période post-conciliaire a suscité d’autres formes de renouveau dans l’Esprit, que ce soit le renouveau personnel, le renouveau des états de vie, le renouveau et la prise de conscience de la grâce des sacrements, ou le renouveau des communautés paroissiales. Ce qui est commun à tous ces mouvements, c’est leur empressement à créer une forme de spiritualité adaptée à notre temps, « spiritualité en tant que stimulant pour le renouvellement de la pensée et de la volonté humaine selon l’Évangile, liée à l’aspiration à faire l’expérience de la foi en communion avec les autres, favorisant l’ouverture à de nouvelles approches de la prière, de la Parole de Dieu et des sacrements. » [2] C’est ainsi que se précisent, pour ainsi dire, les données à l’intérieur desquelles nous pouvons facilement situer Medjugorje en tant que phénomène spirituel propre à notre temps. À Medjugorje s’est élaborée, dès les premiers temps, une spiritualité expressément laïque, puisque les voyants eux-mêmes sont des laïcs, et que leurs messages trouvent écho surtout auprès des chrétiens laïcs, en les invitant au renouveau dans l’esprit de l’Évangile, à l’ouverture à la prière, à la Parole de Dieu et aux sacrements. Dès le début, l’Église de Medjugorje a donné une place centrale à l’eucharistie, à l’annonce de la Parole de Dieu, au sacrement de la pénitence et à la prière, vécus d’une manière nouvelle et intense. En ce sens, Medjugorje ne peut être classé dans aucun des mouvements spirituels déjà connus, mais comme un mouvement qui contribue grandement au renouveau de l’Église dans le monde entier. En effet, la spiritualité de Medjugorje n’est pas un mouvement au sein de l’Église, mais l’Église elle-même en mouvement, puisqu’elle intéresse et attire tout le monde de même manière : les simple
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