als kritik – French Translation – Keybot Dictionary

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Sogar als noch ironischer, wenn man in Betracht zieht, dass Jyllands-Posten selbst einige Jahre zuvor die Arbeiten von zweien seiner Reporter unterdrückt hatte, die als Kritik an der damals amtierenden Rechtsregierung interpretiert werden konnte.
Et c’est très exactement ce lien entre la politique et la rhétorique qui a influencé la réaction du gouvernement danois face à l’incident provoqué à l’échelle internationale par la publication des caricatures de Mahomet. On a dit que la réponse du gouvernement danois était maladroite et inepte, au sens politique et diplomatique, mais j’aimerais transférer l’argument sur le terrain de la logique politique culturelle, qui rendait toute autre réponse rhétoriquement, et donc politiquement, impossible. Une fois encore, revenons brièvement sur le déroulement des faits. Ces caricatures ont été publiées le 30 septembre 2005, pour conforter, comme je l’ai déjà dit, la logique culturelle contemporaine du caractère danois et de son "autre". C’est-à-dire qu’il s’agissait d’une affaire nationale plutôt qu’internationale. Pourtant, j’ai également fait remarquer que la logique nationaliste qui invitait les Danois à se poser en minorité culturelle et ethnique, et qui a conduit à la publication de ces caricatures comme geste d’(auto-)émancipation, avait besoin d’un décor à l’échelle du monde, impliquant que ces dessins devaient aussi être lus au plan international. Pour que l’écho dispose d’une profondeur suffisante pour répondre, en quelque sorte. Ce qui, bien sûr, fut très exactement le cas lorsque – à peine quelques semaines après la publication – onze ambassadeurs de pays musulmans ont demandé à rencontrer M. Fogh Rasmussen et qu’un groupe d’islamistes danois radicaux s’est rendu au Moyen-Orient, en témoignage de soutien, en décembre 2005, ce qui a finalement conduit aux émeutes que l’on sait, aux drapeaux incendiés et aux attaques contre les ambassades danoises à travers tout le Moyen-Orient en janvier de cette année. La première réponse du Premier ministre avait été de ne pas répondre du tout, refusant de rencontrer les ambassadeurs sous prétexte que cette réunion, selon ses propres termes, n’avait aucun objet. Cette fin de non-recevoir, toutefois, n’avait pas mis un terme à l’affaire, bien au contraire: le 25 octobre, l’ambassade d’Egypte demandait officiellement au Premier ministre de s’exprimer sur la question; la réponse de ce dernier, évoquée plus haut, fut un déni de non-déni (une tournure bien connue du discours politique), occasion à laquelle il affirmait sa réprobation personnelle, mais son incapacité à intervenir en tant que Premier ministre, par respect pour la liberté d’expression, ce qui devait rester la liste de conduite du parti pendant toute la durée
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Sogar als noch ironischer, wenn man in Betracht zieht, dass Jyllands-Posten selbst einige Jahre zuvor die Arbeiten von zweien seiner Reporter unterdrückt hatte, die als Kritik an der damals amtierenden Rechtsregierung interpretiert werden konnte.
Et c’est très exactement ce lien entre la politique et la rhétorique qui a influencé la réaction du gouvernement danois face à l’incident provoqué à l’échelle internationale par la publication des caricatures de Mahomet. On a dit que la réponse du gouvernement danois était maladroite et inepte, au sens politique et diplomatique, mais j’aimerais transférer l’argument sur le terrain de la logique politique culturelle, qui rendait toute autre réponse rhétoriquement, et donc politiquement, impossible. Une fois encore, revenons brièvement sur le déroulement des faits. Ces caricatures ont été publiées le 30 septembre 2005, pour conforter, comme je l’ai déjà dit, la logique culturelle contemporaine du caractère danois et de son "autre". C’est-à-dire qu’il s’agissait d’une affaire nationale plutôt qu’internationale. Pourtant, j’ai également fait remarquer que la logique nationaliste qui invitait les Danois à se poser en minorité culturelle et ethnique, et qui a conduit à la publication de ces caricatures comme geste d’(auto-)émancipation, avait besoin d’un décor à l’échelle du monde, impliquant que ces dessins devaient aussi être lus au plan international. Pour que l’écho dispose d’une profondeur suffisante pour répondre, en quelque sorte. Ce qui, bien sûr, fut très exactement le cas lorsque – à peine quelques semaines après la publication – onze ambassadeurs de pays musulmans ont demandé à rencontrer M. Fogh Rasmussen et qu’un groupe d’islamistes danois radicaux s’est rendu au Moyen-Orient, en témoignage de soutien, en décembre 2005, ce qui a finalement conduit aux émeutes que l’on sait, aux drapeaux incendiés et aux attaques contre les ambassades danoises à travers tout le Moyen-Orient en janvier de cette année. La première réponse du Premier ministre avait été de ne pas répondre du tout, refusant de rencontrer les ambassadeurs sous prétexte que cette réunion, selon ses propres termes, n’avait aucun objet. Cette fin de non-recevoir, toutefois, n’avait pas mis un terme à l’affaire, bien au contraire: le 25 octobre, l’ambassade d’Egypte demandait officiellement au Premier ministre de s’exprimer sur la question; la réponse de ce dernier, évoquée plus haut, fut un déni de non-déni (une tournure bien connue du discours politique), occasion à laquelle il affirmait sa réprobation personnelle, mais son incapacité à intervenir en tant que Premier ministre, par respect pour la liberté d’expression, ce qui devait rester la liste de conduite du parti pendant toute la durée