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Ce patron peut s'expliquer en partie par la tendance des individus à se fier à leurs propres sens (surtout la vue) plutôt qu'aux avertissements publics pour détecter la mauvaise qualité de l'air, une tendance qui permet aux gens de déterminer que les conditions sont meilleures qu'elles ne le sont vraiment. S'ils ne peuvent pas voir de pollution dans le ciel ou ressentir quelque symptôme de santé pouvant être lié directement à la qualité de l'air, il devient alors facile pour eux de conclure que les conditions ne justifient pas qu'ils y accordent plus d'attention; les avertissements sur la qualité de l'air prennent alors une importance secondaire et deviennent quelque chose qui s'applique à d'autres types de personnes qu'ils croient être plus à risque. Lorsque Montréal a traversé son pire épisode en matière de qualité de l'air jamais observé, en février (un rare événement hivernal qui a soulevé beaucoup d'attention dans les médias), 60 p. 100 de la population l'a noté, mais seulement le quart de ce groupe a rapporté qu'une ou l'autre personne dans leur foyer s'était comportée différemment à la suite de l'avertissement.
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