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Quant à l'opinion populaire, vous avez raison de dire que les deux tiers des Canadiens s'opposent à ce que le Canada se propose aujourd'hui de faire. Mais c'est très intéressant—le sondage auquel je me reporte est un sondage COMPAS, et Maclean's m'a obligé à le lui fournir avant que de publier mon essai—que ceux qui s'opposent au changement de la définition de mariage se retournent et forment une vaste majorité lorsque vous parlez d'un régime d'union civile. Dès que vous parlez « union civile » et réservez le terme pour ceux pour qui cela signifie quelque chose de fondamental, sur la base de leur mode de vie, de leurs valeurs héritées, de leurs traditions et, comme je le dis, de leur système de croyances, bien souvent, alors les gens ne disent pas qu'ils ne veulent toujours pas que les gais et les lesbiennes aient un accès aux droits conférés par la Charte. En conséquence, face à toute cette bonne volonté de la population canadienne, il me semble que ce que devrait faire le Parlement c'est dire, « Merci de cette bonne volonté, nous allons agir conformément à ce que vous nous recommandez ».
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