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Qui plus est, il est pratiquement impossible de demander réparation à l'avance au sujet d'une intervention policière illégale ou déplacée, et donc de la faire cesser. L'affaire Tremblay, à Québec, est sans doute celle qui, au Canada, se rapproche le plus du genre. M. Tremblay s'est trouvé dans une situation très difficile, car lorsqu'il a présenté une demande de laissez-passer à l'avance, il ne savait pas exactement où allait se trouver le périmètre de sécurité. Au moment où l'affaire allait être entendue au tribunal, une injonction interlocutoire a été demandée. C'est un processus très étrange, puisque l'audition des faits n'est pas prévue. En pareil cas, lorsqu'une conférence importante doit avoir lieu, les particuliers n'ont pas le temps de présenter des arguments de preuve, dans la mesure où bien sûr ils peuvent se permettre de le faire, afin de demander clairement au tribunal de faire respecter leurs droits.
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