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Back in 1975, 67.2% of British voters answered a resounding yes to the UK’s continued membership of the European Economic Community. Forty years and a raft of concessions later, they said no, effectively taking the United Kingdom out of the much maligned European Union. Beyond purely political considerations – and the naivety, lack of courage and downright dishonesty of the country’s senior politicians paints a woeful picture – the most immediate concerns are for the economic fallout, although it may be some time before they make themselves known, given that Brexit will likely be a long, drawn-out process. Theresa May, who succeeds David Cameron as Prime Minister, must first decide to trigger Article 50, thus launching “divorce proceedings” and the start of negotiations to unravel the thousands of legal and judicial provisions that tie Britain to the EU. The next stage will be equally protracted, when it comes to negotiating new agreements, in particular trade agreements, between Europe and the United Kingdom… if this is the name we can still give a country whose nations are at loggerheads.
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la sortie du Royaume-Uni d’une Union européenne volontiers accusée de toutes les tares. Au-delà de considérations purement politiques, qui ne manquent toutefois pas de faire froid dans le dos étant donné l’ingénuité, la pleutrerie et la verve mensongère dont ont fait preuve les ténors de la vie publique britannique, ce sont les retombées économiques qui, aujourd’hui, suscitent les interrogations les plus pressantes. Sans grandes perspectives de réponses à court terme. Et pour cause, le Brexit risque bien d’être un processus extrêmement long. Il va d’abord falloir que le successeur de David Cameron se décide à activer le fameux Article 50, synonyme de sécession du Royaume-Uni et de début des négociations qui permettront de dénouer les milliers de dispositions légales et juridiques qui l’unissent à l’UE. Quant à la suite, elle ne sera guère plus rapide puisqu’il s’agira de négocier de nouveaux accords, notamment commerciaux, entre l’Union et le Royaume-Uni, si tel est encore bien le nom d’un pays dont les nations sont aujourd’hui prêtes à s’entre-déchirer.
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