|
|
À cette incertitude s’ajoute la démission du vice-président du conseil de la Fed, Stanley Fischer, qui entrera en vigueur en octobre. Son mandat devait prendre fin en juin prochain de toute façon, mais sa décision de quitter prématurément son poste a pris tout le monde par surprise et survient alors que la Fed s’apprête à entreprendre l’une des tâches sans contredit les plus importantes, mais aussi les plus risquées de son histoire, la normalisation du bilan. Il ne faut pas oublier que nous amorçons une phase expérimentale et que la présidente du conseil de la Fed, Janet Yellen, a insisté sur le fait que le processus d’allégement devra être très lent, délibéré et réfléchi. Je crois que la démission de M. Fischer augmente la probabilité que la Fed annonce le début de la normalisation du bilan dès sa réunion de septembre. Cependant, j’ai l’impression que sa démission augmente aussi la probabilité, quoique toujours graduelle, que les nouveaux venus à la Fed remettent en question le plan de normalisation du bilan ou adoptent une position plus belliciste à l’égard des hausses de taux d’intérêt.
|