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Lorsque je regarde la latitude qu'a le Canada pour gérer correctement et indépendamment ses taux d'intérêt et sa masse monétaire, ainsi que la valeur du dollar, je me dis toujours qu'il y a peut-être, quelque part, une prime de risque à détenir des dollars canadiens et que cela se reflète sur la valeur du dollar. Le dollar canadien est une monnaie secondaire qui est victime de spéculation, mais qui est aussi le reflet du différentiel de productivité entre les entreprises canadiennes et les entreprises américaines. Je me demande s'il n'y a pas une espèce de contrainte incroyable qui se dessine sur le marché financier et sur l'économie en général, et qui fait en sorte qu'on n'a pas toute la latitude voulue pour mettre en place une politique optimale sur le plan monétaire. Par exemple, on peut augmenter facilement les taux d'intérêt, ce qui va de soi, car on combat l'inflation et on maintient le dollar canadien, mais lorsque vient le temps de baisser les taux d'intérêt pour donner un coup de pouce à l'économie, on n'a plus la liberté qu'on voudrait.
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When I look at the latitude Canada has to manage its interest rates, money supply and value of its dollar properly and independently, it always seems to me that perhaps there is somewhere a risk premium to be paid for holding Canadian dollars, and that is reflected in its value. The Canadian dollar is a secondary currency and is the victim of speculation, but it also reflects the difference in productivity between Canadian and American firms. I am wondering if there is not some type of incredible constraint on the financial market and on the economy generally which means that we do not have the full latitude to introduce an optimum monetary policy. For example, we can easily raise interest rates, that goes without saying, because we are fighting inflation and maintaining the Canadian dollar. However, when the time comes to drop interest rates to give the economy a boost, we no longer enjoy all the freedom we would like to have.
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