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Du point de vue suisse, les débats britanniques sur l'UE et ses réformes revêtent un certain intérêt, puisqu'une UE proche de ses citoyens, flexible et démocratique irait dans le sens de nos intérêts. Par ailleurs, si l'UE devait effectivement se polariser davantage en un noyau et une périphérie, les conséquences se feraient sentir sur les relations Suisse-UE également. Compte tenu des discussions qui ont lieu actuellement entre Bruxelles et Berne, on peut partir du principe que les institutions bruxelloises, sous la pression interne vis-à-vis d'Etats tiers, chercheront encore davantage la cohésion. Enfin, cette polémique pousse les Britanniques à jeter un regard plus curieux sur les "modèles" norvégien et suisse. Les trois principaux partis politiques britanniques estiment toutefois qu'aucune des deux variantes, à savoir l'appartenance à l'EEE, d'une part, et la conclusion de traités bilatéraux, d'autre part, ne serait applicable au cas du Royaume-Uni. Leur argument principal consiste à dire que ni l'une ni l'autre ne garantissent de voix au chapitre. Mais les milieux politiques britanniques s'accordent sur un point : dans le cadre de la structuration du marché intérieur européen, le Royaume-Uni devrait occuper à la fois le rôle de chef d'orchestre et de premier violon, et ce même si, à l'heure de la célébration des 40 ans de l'adhésion, personne n'a grande envie d'entonner l'hymne européen de Beethoven.
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Für die Schweiz ist die britische Debatte um die EU und ihre Reformbemühungen interessant, weil auch wir ein Interesse an einer bürgernahen, flexiblen und demokratischen EU haben. Sollte sich die EU zudem noch stärker in einen Kern und eine Peripherie auftrennen, hätte dies auch Auswirkungen auf die Beziehungen der Schweiz zur EU. In Bezug auf die aktuell zwischen Brüssel und Bern laufenden Diskussionen ist wohl damit zu rechnen, dass sich die Brüsseler Institutionen angesichts des internen Drucks gegenüber Drittstaaten noch stärker um Einheitlichkeit bemühen werden. Schliesslich führt die Debatte auch dazu, dass sich Britinnen und Briten vermehrt für das norwegische und schweizerische "Modell" interessieren. Beide Modelle - sprich EWR und Bilaterale Verträge - werden jedoch von den drei grossen politischen Parteien nicht als taugliches Vorbild für das UK erachtet. Das Hauptargument ist, dass sie zu wenig Mitsprache ermöglichen. In einem sind sich die britischen Politikerinnen und Politiker einig: wenn es um die Ausgestaltung des EU-Binnenmarktes geht, soll das Vereinigte Königreich Dirigent und erste Geige gleichzeitig sein, auch wenn man zum vierzigjährigen EU-Jubiläum wenig Lust verspürt, Beethovens Europahymne zu spielen.
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