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Politique des prix: La Suisse est un « îlot de cherté ». En 2005, le niveau suisse des prix atteignait 136% de la moyenne de l'UE, dépassant ainsi nettement celui des pays voisins, l'Autriche (102%), l'Allemagne (103 %), l'Italie (105%) et la France (109%). Certes, l'écart s'est réduit nettement au cours de la décennie passée - l'indice du niveau des prix s'élevait encore à 156 % en 1995 -, ce qui prouve l'efficacité des réformes réalisées entre-temps, mais la Suisse (avec la Norvège, l'Islande et le Danemark) fait toujours partie des pays les plus chers du continent. C'est la raison pour laquelle le pouvoir d'achat réel n'est que modérément plus élevé en Suisse que chez nos voisins, en dépit du haut revenu nominal: il a atteint en 2006 près de 129 % de la moyenne de l'UE, comparé à 123 % en Autriche, 110 % en Allemagne, 107 % en France et 100 % en Italie. La différence de niveaux de prix est la plus marquée dans le domaine des produits agricoles et des denrées alimentaires : par rapport aux pays voisins, elle s'élève en moyenne à 46 % pour les prix à la production et à 39 % pour les prix à la consommation. C'est la protection douanière qui est la principale raison des prix élevés des produits agricoles et des denrées alimentaires en Suisse. L'ouverture complète du secteur agroalimentaire vis-à-vis de l'UE comporte donc un potentiel considérable pour combattre « l'îlot de cherté » helvétique.
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