|
|
Un nombre égal d'études prospectives n'a laissé voir aucune relation cohérente entre le développement mental et la plombémie, tant au moment de la périnatalité que durant la petite enfance. Une étude réalisée à Cleveland chez des mères et des enfants très défavorisés socialement n'a montré aucune relation à quelque moment que ce soit entre la plombémie et le développement du langage ni le Q.I. à l'âge de trois ans selon l'IDM de Bailey ou l'échelle Stanford-Binet, après élimination des facteurs de confusion potentiels, le plus important d'entre eux étant les soins à domicile prodi-gués dans ce milieu. Dans cette cohorte, la moitié des mères avaient des problèmes causés par l'alcool et le Q.I. maternel moyen était de 79.Note de bas de page 109 Une deuxième étude a été réalisée à Sydney en Australie chez une population de 318 mères et enfants relativement favorisés. Après considération de six covariables, y compris une mesure des soins à domicile prodigués dans ce milieu, soit le HOME score, aucune relation n'a été trouvée entre la plombémie de la mère ou de l'enfant, à n'importe quel âge, et des déficiences mentales ou motrices à l'âge de quatre ans. Qui plus est, l'orientation des coefficients n'avait aucune cohérence.Note de bas de page 110 La troisième étude ayant donné des résultats négatifs a été effectuée à Glasgow, où la principale source d'exposition était une eau riche en plomb dont la teneur a été réduite de façon marquée par des mesures anticorrosion peu après la naissance des enfants. La cohorte a été divisée en trois groupes dont la plombémie maternelle, élevée, moyenne et faible, était en moyenne de 33,1, 17,7 et 7,0 µg/dL respectivement. Les baisses attendues en fonction de l'augmentation de l'exposition au plomb ont été observées chez les enfants âgés de un et de deux ans au classement selon l'IDM et l'IDP de Bailey, mais une analyse de régression multiple à étape les expliquait mieux par le poids de naissance, le milieu familial et le statut socio-économique. La relation demeurait toujours vraie même si l'on éliminait de l'analyse le poids de naissance, qui était inférieur dans le groupe à plombémie élevée.Note de bas de page 111 Les résultats des études prospectives réalisées après l'étude initiale de Boston se sont avérés quelque peu incohérents. Il semble que l'exposition prénatale puisse avoir des effets au début du développement mental, mais ces effets ne persisteraient pas jusqu'à l'âge de quatre ans; du moins les tests utilisés jusq
|