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[30] Je ne constate aucune erreur justifiant notre intervention dans les conclusions du juge suivant lesquelles les policiers étaient fondés de croire et croyaient sincèrement à la nécessité d’une entrée musclée dans le cas qui nous occupe. Ces conclusions sont également appuyées, à mon avis, par d’autres éléments de preuve versés au dossier que le juge de première instance ne mentionne pas expressément, mais qui concernent des faits qui étaient connus des policiers au moment de leur intervention. La veille de leur intervention, M. Nguyen avait été vu, en compagnie de Hans Eastgaard comme passager, au volant d’un véhicule qu’il conduisait régulièrement. M. Eastgaard avait un casier judiciaire chargé; il avait notamment fait l’objet de nombreuses accusations relatives à des armes et à des drogues. Environ deux heures avant l’arrivée des policiers, le véhicule que M. Nguyen avait l’habitude de conduire a été vu, en train d’être garé à l’arrière de la résidence des Cornell. Le conducteur, que l’agent qui faisait de la surveillance a décrit comme un homme asiatique, est sorti du véhicule et a semblé récupérer quelque chose dans la cour arrière, près de la clôture. La voiture a été appréhendée environ une heure plus tard. Elle était alors conduite par M. Nguyen, qui portait un gilet pare‑balles. Le passager était M. Eastgaard. M. Nguyen avait en sa possession de la cocaïne et de l’argent comptant. Il y avait de bonnes raisons de craindre que M. Nguyen, M. Tran et M. Eastgaard ne soient violents. Comme le juge Slatter l’a fait remarqué, si M. Nguyen pensait que le commerce auquel il s’adonnait était suffisamment dangereux pour justifier qu’il porte un gilet pare‑balles, il n’était certainement pas déraisonnable que les policiers en pensent autant : C.A., par. 23. Au moment où les policiers sont entrés dans la résidence des Cornell, M. Nguyen et M. Eastgaard étaient en détention, mais on ignorait où se trouvait M. Tran. Ces faits additionnels viennent renforcer les motifs de croire qu’il y aurait de la cocaïne dans la maison (et que cette cocaïne risquait donc d’être facilement détruite) et qu’on pouvait faire face à une réaction violente lors de l’intervention.
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[30] I see no reviewable error in these conclusions that the police view of the need for a hard entry was both reasonably based and genuinely held. These conclusions are also supported, in my view, by other evidence in the record to which the trial judge does not specifically refer but relates to matters known to the police at the time of entry. The day before entry, the vehicle often driven by Nguyen was observed with Hans Eastgaard as a passenger. Eastgaard had an extensive criminal record which included weapons and drug charges. About two hours before entry, the vehicle often driven by Nguyen was observed to pull up to the rear of the Cornell residence. The driver, described by an officer conducting surveillance as an Asian male, left the vehicle and appeared to retrieve something from the yard of the residence near the fence. The car was stopped about an hour later. At the time, it was driven by Nguyen, who was wearing body armour. His passenger was Eastgaard. Nguyen was in possession of cocaine and cash. There was good reason to be concerned about violence on the part of Nguyen, Tran and Eastgaard. As Slatter J.A. observed, if Nguyen thought his business was dangerous enough to justify wearing body armour, it can hardly have been unreasonable for the police to think the same thing: C.A., at para. 23. At the time of the entry into the Cornell residence, Nguyen and Eastgaard were in custody, but Tran’s whereabouts were unknown. These additional facts strengthen the grounds to believe that cocaine would be in the residence (and therefore liable to be easily destroyed) and that a violent reaction to entry might be encountered.
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