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Le tissu du système nerveux central (cervelle ou moelle épinière) de bovins âgés de plus de six mois est considéré, en matière de transmission de l'ESB (maladie de la vache folle), comme un matériel à risque et de ce fait il ne doit plus être utilisé depuis novembre 1990 dans la fabrication de denrées alimentaires. Cette interdiction est la principale mesure destinée à protéger les consommateurs d'une infection potentielle par l'agent responsable de l'ESB. La Suisse importe des produits à base de viande que de pays qui appliquent des prescriptions équivalentes ou qui attestent officiellement que les produits livrés ne contiennent pas de matériel à risque. Il est possible depuis peu de contrôler le respect des prescriptions à l'aide d'un test de laboratoire: un groupe de chercheurs allemands a développé une méthode de contrôle. Cette méthode permet certes de déceler la présence de tissus du système nerveux central mais non de différencier ces tissus, en d'autres termes de savoir de quelle espèce animale ils proviennent. Les laboratoires de l'OVF ont repris cette méthode et ont analysé une première série de 83 échantillons de produits carnés suisses et de produits carnés étrangers. Ces derniers provenaient principalement de France, d'Italie et d'Al-lemagne, principaux pays fournisseurs de produits carnés transformés tels que saucisses, terrines, etc. Les 83 échantillons se sont révélés exempts de tissus à risque interdits. Si le résultat de l'analyse de deux de ces échantillons était certes positif, les investigations supplémentaires effectuées ont révélé qu'il s'agissait de cervelle de porc ou de veau qui ne sont pas considérées comme des matériels à ris-que et qui sont donc admises. Les deux produits contenant l'un de la cervelle de veau, l'autre de la cervelle de porc n'étaient pas correctement déclarés comme tels. Les mesures pour assurer la protection contre la tromperie ont été prises. Les analyses continuent. Office vétérinaire fédéral Service de presse et d'information
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