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Immers, waar de glas-in-loodramen in kerken doorgaans dienstdoen als overgangtussen het aardse en de hemel, verwijzen die van Delvoye naar de binnenkant van het lichaam. Hetsamenspel van glas en roestvrij staal dwingt tot nadenken over lichaam en ziel, zuiverheid en onzuiverheid,religie en verwerpelijkheid.
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Wim Delvoye, né à Wervik (Flandre-Occidentale) en 1965, vit et travaille à Gand (B). Enfant terrible de l’artcontemporain belge, provocant et drôle, Wim Delvoye aime ouvrir les portes à toutes sortes de réflexionsartistiques par l’assemblage de divers univers. Le laboratoire scientifique devient, par exemple, la machineCloaca. Le tatouage ancestral est mis à la disposition d’involontaires cochons. Wim Delvoye parcourt l’artcontemporain comme un homme de son temps, tout ce qui l’entoure devient sa plaine de jeu artistique.Homme d’affaires et dirigeant d’entreprise, c’est aussi un poète qui n’a pour frontière que son imagination...sans borne. Des intestins humains, des doigts d’honneur, des baisers, des fellations, des viergesenceintes sur des tables à repasser, des porcs en position de copulation sont radiographiés et accèdentainsi au statut de vitraux païens. Ces morceaux de viande passés aux rayons X dévoilent leur message athéegrâce à la lumière que le vitrail transfigurait autrefois en divin. En effet, si dans les églises, les vitrauxassuraient communément les passages entre la Terre et le Ciel, ceux de Delvoye renvoient au contraire àl’intérieur des corps. Cet assemblage d’inox et de verre forcela réflexion sur le corps et l’âme, la pureté etl’impureté, la religion et l’abjection. Grimaçants et cyniques, les crânes, les ossements et leurs dérivés sepaient le luxe de pouvoir être interprétés comme autant de vanités modernes. Autant d’actions sacrilègesfigurées dans le médium associé à la religion chrétienne ; autant d’illustrations du péché de la chair dansl’espace dévolu à l’expression de la pureté et de l’abstinence.
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