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Ndjiba peut être saisi comme une indication à la particularité du palimpseste « Wintschoba » / Abenga-tschoba / « Mdjiba / Mshiba » / Balamba / Mamba, dans la mesure où il s’agit de l’articulation ambiguë de la présence de quelque chose qui serait déjà ailleurs ; quelque chose qui s’est ouvert à l'intérieur vers son autre. Ndjiba se soustrait à ce que des histoires pourraient abriter, afin d’échapper à l’histoire ; Ndjiba réside dans une couche où la mémoire devient imperceptible – « [...] comme de l’herbe [...] parce qu'on a supprimé de soi tout ce qui nous empêchait de nous glisser entre les choses, de pousser au milieu des choses[24] » – et là agit comme un rappel en retour de choses oubliées, qui affecte et transforme la capacité des corps à agir ou à être traités. En suivant cet appel, nous en arrivons à un quatrième mouvement qui opère en deçà du niveau de la perception et qui suspend l’opposition entre un sujet (qui sait) et un objet (qui est su). Là, dans la co-naissance, est généré du savoir qui, comme tout savoir est lié à son contexte, mais compte avec ce qui est commun, quotidien et familier, qui précède sa genèse et simultanément est produit par elle. L’imperceptibilité de la mémoire ne désigne pas des souvenirs qui ne sont pas visibles, mais une zone du commun qui pourrait être en mesure d’atteindre une nouvelle langue, un nouveau savoir pour une nouvelle force sociale que l’on pourrait appeler postcolonialité[25]. Cette langue se trouve par-delà la langue de l’indemnisation, à laquelle appartient la langue des lieux et des tombeaux manquants. L’imperceptibilité de la mémoire se déduit justement de l’impossibilité d’aller à la rencontre du passé au moyen d'une politique qui assume ce passé. Elle n’agit ni ici, ni quelque part ailleurs, mais dans l’expérimentation spatiale : ici n’est pas le contraire de là-bas, ici n’est pas ici, un n’est pas un, un et un n’est pas deux, un est multiple. Aux effets de son actualisation appartiennent toujours aussi des dissolutions et des confrontations actuelles, car l’expérimentation avec l’imperceptibilité de la mémoire n’est ni innocente ni indéterminée, elle se base sur l’analyse de représentations, sans renoncer au principe de vérité[26]. Ce ne sont pas, ce faisant, les centres commerciaux et administratifs qui orientent l'action, mais le trou paumé, le bled, la brousse en tant que palimpsestes aussi ploucs que transnationaux.
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Ndjiba kann als Hinweis auf die Besonderheit des Palimpsestes „Wintschoba“ / Abenga-tschoba / „Mdjiba / Mshiba“ / Balamba / Mamba aufgegriffen werden, insofern es zweideutige Artikulation einer Präsenz von etwas ist, das bereits woanders wäre; etwas, das sich im Inneren für sein Anderes geöffnet hat. Ndjiba entzieht sich dem, was Geschichten bergen könnte, um der Geschichte zu entgehen; es lagert in einer Schicht, in der Erinnerung unwahrnehmbar wird – „wie Gras (...), um zwischen die Dinge zu gleiten, inmitten der Dinge zu wachsen.“[24] – und dort als ein Rückruf von Vergessenem wirkt, der die Fähigkeit von Körpern zu agieren oder behandelt zu werden affiziert und transformiert. Diesem Ruf folgend begeben wir uns in eine vierte Bewegung, die unterhalb der Ebene der Perzeption operiert und den Gegensatz zwischen einem Subjekt (das weiß) und einem Objekt (das gewusst wird) aussetzt. Dort, in der co-naissance (wörtlich Zusammen-Geburt) wird Wissen generiert, das wie jedes Wissen kontextgebunden ist, aber mit dem Gemeinsamen, dem Alltäglichen und Bekannten rechnet, das seiner Generierung vorausgeht und zugleich durch dieses hervorgebracht wird. Die Unwahrnehmbarkeit der Erinnerung meint nicht Erinnerungen, die nicht sichtbar sind, sondern eine Zone des Gewöhnlichen, die imstande sein könnte, eine neue Sprache, ein neues Wissen für eine neue gesellschaftliche Kraft zu erreichen, die man Postkolonialität nennen könnte.[25] Diese Sprache liegt jenseits einer Sprache der Entschädigung, zu der die Sprache von Orten und fehlenden Gräbern gehört. Die Unwahrnehmbarkeit der Erinnerung leitet sich gerade aus der Unmöglichkeit her, der Vergangenheit mit Vergangenheitspolitik zu begegnen. Sie agiert weder hier noch quelque part ailleurs, sondern im räumlichen Experiment: Hier ist nicht das Gegenteil von dort, hier ist nicht hier, eins ist nicht eins, eins und eins ist nicht zwei, eins ist viele. Zu den Effekten ihrer Aktualisierung gehören immer auch Scheidungen und aktuelle Konfrontationen, denn das Experimentieren mit der Unwahrnehmbarkeit der Erinnerung ist weder unschuldig noch unbestimmt, sondern basiert auf der Analyse von Darstellungen, ohne vom Prinzip der Wahrheit abzusehen.[26] Nicht Handels- und Verwaltungszentren, sondern „das Kaff“ / le bled / la brousse sind der connaissance dabei als ebenso hinterwäldlerische wie transnationale Palimpseste handlungsanleitend.
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